Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada, participe à une conférence de presse à Ottawa
La Banque du Canada (BoC) a relevé mercredi son principal taux directeur pour la première fois depuis juillet 2023, une mesure largement anticipée par les marchés, tout en indiquant que de nouvelles hausses pourraient s'avérer nécessaires pour empêcher l'inflation liée à l'énergie de se propager au reste de l'économie.
En portant son taux directeur de 2,25% à 2,50%, la banque centrale met fin à un statu quo d'un an.
La BoC a également revu à la hausse sa prévision d'inflation pour 2027, la portant à 3,1%, contre 2% en juillet. La croissance économique devrait pour sa part s'établir cette année à 1%, contre une estimation de 0,7% publiée en juillet.
"Le Conseil de direction a décidé de relever le taux directeur pour réduire le risque que la persistance des prix élevés de l'énergie se propage de façon généralisée aux prix d'autres biens et services. Il pourrait être nécessaire d'augmenter davantage le taux directeur, mais vu les incertitudes actuelles, le Conseil a convenu de procéder avec prudence", écrit la BoC dans son communiqué de politique monétaire.
L'inflation en rythme annuel a atteint 3,2% en septembre, dépassant ainsi la fourchette cible de 1% à 3% fixée par la banque centrale, une hausse presque exclusivement due à l'augmentation des coûts de l'énergie et des transports.
Les États-Unis prévoient par ailleurs d'imposer en janvier des droits de douane plus élevés sur certains produits canadiens, tels que les voitures, les pièces automobiles et l'acier, ce qui rend les perspectives de croissance plus incertaines.
(Rédigé par Diana Mandiá)

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